Derrière une porte anonyme de la médina, un patio, une fontaine, des orangers. Ce que nous cherchons dans un riad, et pourquoi si peu passent notre sélection.
Le mot riad désigne à l'origine un jardin. Par extension, une maison organisée autour de ce jardin : quatre murs aveugles vers la rue, toutes les pièces ouvertes vers le patio. C'est une architecture du dedans, pensée pour la fraîcheur et pour l'intimité.
Marrakech compte aujourd'hui plus de mille riads transformés en maisons d'hôtes. Nous en retenons une douzaine. Nos critères : la qualité de la restauration, la taille des chambres, la présence d'une vraie équipe et non d'un simple gardien, la position dans la médina, à distance du bruit mais à portée de marche des souks.
Le riad idéal a entre six et dix chambres. Moins, on est chez l'habitant ; plus, on est à l'hôtel. Il a une terrasse avec vue sur la Koutoubia, un hammam qui se réserve pour deux, une cuisinière qui prépare le tajine du soir sans carte ni menu.
Pour les familles ou les groupes d'amis, nous privatisons la maison entière. C'est, à Marrakech, le plus grand des luxes : une maison de la médina pour vous seul, avec son personnel.
Une dernière chose : arrivez de nuit. La médina à l'heure où les échoppes ferment, la porte qui s'ouvre sur le patio éclairé aux lanternes, le thé servi sous les orangers. On ne se souvient jamais mieux d'une ville que de son premier soir.
Publié le 2 juin 2026 · Adresses
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